Aller sur la Lune en avion

Avion devant Lune, Ciel et Espace
Il est impossible de se rendre sur la Lune en avion, leurs ailes nécessitant la force de l’air pour voler. Ce n’est pourtant pas ce que semble montrer beaucoup de photographies d’avion de ligne devant notre satellite naturel. La capture de cette furtive rencontre d’un avion passant devant le disque sélène n’est due qu’à l’habileté et à la patience du photographe. Une photo à mi-chemin entre l’air et l’espace, une invitation au voyage vers la Lune, auquel le musée de l’Air et de l’Espace vous a convié à l’occasion de ce mois lunaire qui se clôture aujourd’hui. Merci de nous avoir suivi tous les jours depuis un mois. Voir tous les articles du mois lunaire. © Photo Ciel et Espace | Challenge amateur | Tous les challenges.

Crash sur la Lune


A première vue, on pourrait croire qu’aucune modification ne vient altérer la surface de la Lune. Pourtant, notre satellite naturel étant dépourvu d’atmosphère, les impacts de météores sur sa surface sont plus fréquents qu’il n’y paraît. Certains plus intenses que d’autres sont mêmes visibles depuis la Terre. C’est ce qui a été observé le 11 septembre 2013 par une équipe de l’université d’Huelva (un peu par hasard), et que vous pouvez voir sur la vidéo ci-dessus. Selon leurs estimations, le bolide devait peser 400 kilos, avoir la taille d’un réfrigérateur et arriver avec une vitesse de 60.000 km/h avant l’impact. Résultat : un cratère de 40 mètres de diamètre, et un flash « aussi brillant que l’étoile polaire » visible pendant huit secondes. Sur Terre, un tel objet ne serait pas arrivé jusqu’au sol ; il aurait brûlé dans l’atmosphère…

Eclipse de Soleil, une belle coïncidence


Une éclipse de Soleil, c’est lorsque la Lune nous cache entièrement le disque du Soleil permettant de découvrir ce que l’on appelle la couronne solaire. Ce phénomène vient d’une coïncidence : la différence de distance entre les deux astres correspond à leur différence de taille. Autrement dit, ils font environ la même taille apparente dans le ciel (environ un demi-degré). L’astre de la nuit peut donc cacher entièrement l’astre du jour ! La distance Terre-Lune et Terre-Soleil variant néanmoins légèrement, il existe des éclipses dites annulaires, où subsiste un anneau de Soleil autour de la Lune. Lorsque le Soleil est entièrement caché, on parle d’éclipse totale. Mais la Lune s’éloignant petit à petit de la Terre par effet de marée, ces éclipses totales ne seront « bientôt » plus possibles. Mais, pas d’inquiétude, nous avons encore quelques centaines de millions d’années à pouvoir observer de magnifiques éclipses de Soleil !

Conjonction et occultation lunaires


Lorsque deux astres se rapprochent dans le ciel, on parle de conjonction. Si l’un d’eux vient entièrement cacher l’autre, on parle d’occultation. La Lune étant l’astre le plus proche de nous, son mouvement apparent est plus rapide, et sa taille dans le ciel plus importante que la plupart des autres astres. Des conjonctions – et parfois même des occultations – entre la Lune et une planète se produisent donc fréquemment. Il y a quelques jours, un astronome amateur a observé (et filmé) le phénomène depuis l’Australie : la Lune a occulté la planète Saturne, nous permettant de découvrir un magnifique spectacle céleste d’une Lune de 1.735 kilomètres de diamètre occultant une planète de 60.000 kilomètres de diamètre !

Missions Apollo : en voiture sur la Lune !


Lors des missions Apollo 15, 16 et 17, les astronautes emportèrent avec eux un véhicule : le Lunar Roving Vehicle. Capable d’atteindre une vitesse de pointe supérieure à 10 km/h, cette « jeep » lunaire avait surtout pour but d’augmenter la distance parcourue par les astronautes sur le sol lunaire. L’équipage d’Apollo 17 pu ainsi s’éloigner à plus de sept kilomètres du module lunaire, parcourant près de 36 kilomètres lors de leurs trois sorties. Pour John Young, commandant de la mission Apollo 16, ce sera l’occasion de s’offrir un petit moment de conduite sportive lunaire. En raison des encombrants gants de la combinaison lunaire, la conduite s’effectuait avec un « manche à balai » beaucoup plus pratique à appréhender qu’un volant classique ! Les trois exemplaires sont malheureusement restés sur la Lune…

A qui appartient la Lune ?

Lune gibbeuse ascendante
Selon le traité de l’Espace, il s’agit d’une zone internationale n’appartenant donc à personne. Les Etats-Unis ou l’Union soviétique n’ont d’ailleurs jamais revendiqué les territoires où leurs sondes se sont posées. Cela n’a pas empêché nombre de déclarations de possession plus ou moins farfelues. Parmi elles figure celle de Jenaro Gajardo Vera. Cet avocat chilien, déçu de n’avoir pas pu être admis dans le Social Club de la ville de Talca (car n’ayant pas de propriété foncière), a décidé de déclarer la Lune comme sienne. Sa déposition, conforme au droit chilien de l’époque, et enregistré devant notaire précise : « Jenaro Gajardo Vera, est propriétaire, depuis au moins 1857, joignant à ses possessions actuelles, celle de ses ancêtres, le corps céleste, seul satellite de la Terre, avec un diamètre de 3475,99 kilomètres, sous le nom de Lune, et dont les limites sont, en raison de l’aspect sphérique du-dit corps, le nord, le sud, l’est et l’ouest, dans l’espace ». Il a bien évidemment été admis dans le Social Club… Plus d’info sur le mois lunaire et les vacances d’hiver au musée. © Photo XD.

CAPCOM : la voix de Charlie Duke


S’il n’est pas le plus connu de tous les astronautes américains, sa voix reste désormais associée à l’histoire. Charlie Duke, qui fut le dixième astronaute à marcher sur la Lune lors de la mission Apollo 16, est aussi connu pour avoir été le CAPCOM lors de l’alunissage de la mission Apollo 11 le 21 juillet 1969. Le CAPCOM (ou CAPsule COMmunicator) est la personne en charge de parler avec les astronautes en mission. A quelques rares exceptions, un astronaute officie à ce poste. C’est donc la voix de Charlie Duke que des millions de personnes ont entendu dialoguer avec l’équipage d’Apollo 11 cette nuit-là, avec un accent très caractéristique du sud américain. Plus d’info sur le mois lunaire et les vacances d’hiver au musée. Vidéo : la voix de Charlie Duke à 3’00 et à 3’10.

Poussière lunaire

Poussière sur la Lune
Loin d’avoir le blanc éclatant des photos prises sur Terre, les combinaisons des astronautes américains prennent une teinte grisâtre sur la Lune. La faute à la poussière lunaire. En effet, le sol de notre satellite naturel est composé d’une couche de poussière appelée Régolithe, due aux météorites. Cette poussière, plus proche du talc et ayant une odeur de « poudre de pistolet », adhère à tout, salissant les scaphandres lunaires. Au-delà de l’aspect esthétique, elle pose des problèmes techniques : les astronautes n’arrivent pas à s’en débarrasser, elle s’infiltre partout, notamment dans les joints, usant prématurément les combinaisons. Elle pourrait même poser des problèmes de santé en cas d’exposition prolongée. Un défi de taille pour les futures missions lunaires habitées… Plus d’info sur le mois lunaire et les vacances d’hiver au musée. Photo Harrisson Schmidt sur la Lune © NASA.

Parfois, la Lune semble plus grosse

Taille de la Lune
Vous avez sûrement tous remarqué que la Lune est plus grosse lorsqu’elle est plus proche de l’horizon. Il s’agit pourtant d’un effet d’optique. Le diamètre apparent de notre satellite naturel a en effet été mesuré : il ne varie pas en fonction de la hauteur de la Lune au-dessus de l’horizon ! La différence viendrait de notre cerveau qui aurait des difficultés à percevoir le bon diamètre lorsque la Lune est haute dans le ciel ou à évaluer sa distance lorsqu’elle est basse sur l’horizon, amenant cette confusion quant à sa taille. La distance Terre-Lune variant néanmoins, la Lune paraît par moment plus grande à l’apogée (au plus prêt de la Terre) et moins au périgée. Mais cela n’a rien à voir avec sa hauteur sur l’horizon. Plus d’info sur le mois lunaire et les vacances d’hiver au musée. © Photo JPL-USGS-NASA.

Les planètes n’ont pas toutes le même nombre de satellites naturels

L'atmosphère de Titan NASA
Si nous avons l’habitude d’observer un seul satellite naturel dans le ciel terrestre (la Lune), cela ne serait pas le cas sur toutes les planètes. Mercure comme Vénus n’ont en effet pas de satellite. Mars, elle, en possède deux, mais de dimensions bien inférieures à celles de la Lune. En ce qui concerne, les géantes gazeuses, c’est l’inverse. Si Uranus et Neptune ont respectivement 27 et 14 satellites, Jupiter et Saturne en possèdent plus de 60 chacune ! Et si certains sont très petits et n’ont été découverts que très récemment par des missions spatiales, d’autres comme Ganymède, un satellite de Jupiter, est plus grand que la Lune. Il est même plus grand que la planète Mercure. Titan, satellite de Saturne, possède quand à lui une atmosphère épaisse, phénomène rare qui lui a valu la visite de l’atterrisseur Huyghens en 2005 ! Plus d’info sur le mois lunaire et les vacances d’hiver au musée. Photo : image de l’atmosphère de Titan par la sonde Cassini © JPL Caltech NASA.