Il y a 50 ans : Alexeï Leonov, le premier « piéton » de l’espace


Le 18 mars 1965, Alexeï Arkhipovitch Leonov devint le premier « piéton » de l’espace. Autrement dit, pour la première fois un être humain sortit de son vaisseau pour flotter seul dans le vide spatial. Juste retenu à la capsule Voskhod 2 par un « cordon ombilical », Leonov resta 12 minutes et 9 secondes dans l’espace protégé par sa seule combinaison Berkut. Il devint ainsi le premier à réaliser ce que l’on appelle dorénavant une sortie extra-véhiculaire.

La rentrée dans le vaisseau ne fut pas de tout repos pour Leonov. En effet, en raison de la pression interne, sa combinaison s’est rigidifiée, l’obligeant à vidanger un peu de son précieux air par une valve, Lire la suite

Tentative de réveil de Philae sur la comète « Tchouri »

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Depuis le jeudi 12 mars, les équipes de l’ESA et du CNES tentent de contacter le module Philae qui a atterri le 12 novembre dernier sur la comète 67P Churyumov/Gerasimenko, plus connu sous le surnom de « Tchouri ». Après trois jours de travail sur le sol cométaire, Philae s’est mis en sommeil en raison du manque  d’énergie solaire pour alimenter ses panneaux et ainsi recharger ses batteries.
La comète se rapprochant du Soleil, les ingénieurs espèrent que l’atterrisseur reçoit dorénavant assez d’énergie pour se réveiller et ainsi nous transmettre de nouvelles données. L’orbiteur de la mission Rosetta qui continue à étudier « Tchouri » depuis le mois d’août 2014 tente donc d’entrer en communication avec Philae.
Philea, la maquette dynamique exposée au musée depuis la mi-novembre, est repartie quant à elle pour une cure de jouvence. Son retour dans le hall de l’espace est prévu pour début mai.
L’exposition sur les comètes et le film de la réalisation de Philea est toujours visible dans le hall de la conquête spatiale.

Deux points lumineux sur Cérès

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La sonde Dawn dont nous avions parlé fin janvier se trouve dorénavant à moins de 46 000 kilomètres de la planète naine Cérès, de quoi réaliser des clichés de plus en plus précis. Les derniers d’entre eux révèlent une surprise : deux points brillants à la surface de la planète !
Cette découverte intrigue beaucoup les scientifiques. Si une piste volcanique est envisagée, il faudra attendre que la sonde se mette en orbite aujourd’hui pour commencer à en savoir plus. D’abord en orbite à 13 500 kilomètres d’altitude, Dawn va se rapprocher petit à petit pour analyser avec précision la planète naine et permettre de comprendre la présence de ces deux points lumineux.
Vous pourrez retrouver Cérès et tout le système solaire dans la séance Voyage dans le système solaire au planétarium du musée. © Photo NASA/JPL-Caltech/UCLA/MPS/ DLR/IDA/

La sonde Dawn s’approche de la planète naine Cérès

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Quelques mois après le premier atterrissage de Philae sur une comète, une nouvelle première astronautique va avoir lieu : la sonde américaine Dawn approche de Cérès, la seule planète naine de la ceinture d’astéroïdes, située entre les orbites de Mars et Jupiter. Cette astre n’a jusqu’ici jamais été approché par un objet artificiel envoyé par l’être humain.
Une planète naine est un astre du système solaire suffisamment grand pour être sphérique, mais ne rentrant pas dans la catégorie des planètes car n’ayant pas fait le « ménage » dans son voisinage. Il existe quatre autres planètes naines recensées dans le système solaire : Eris, Pluton, Makémaké et Hauméa, toutes situées au-delà de l’orbite de Neptune, donc beaucoup plus loin de nous.
Cérès, qui mesure à peu près la taille de la France, est donc un astre unique que la sonde Dawn va pouvoir étudier de près pendant plusieurs mois.
L’image ci-dessus a été prise à une distance de 385 000 kilomètres, soit l’équivalent de la distance Terre-Lune.
En juillet prochain, ce sera autour d’une autre planète naine, Pluton, d’être visitée par une sonde spatiale.
Découvrez en davantage sur le système solaire dans la séance de planétarium Voyage dans le système solaire. Photo © NASA/JPL-Caltech/UCLA/MPS/DLR/IDA

Le selfie de Rosetta

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La sonde européenne Rosetta, actuellement en orbite autour de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko a, elle aussi, succombé à la mode très terrestre des selfies. Un selfie néanmoins réalisé bien loin de la Terre. Si la sonde se trouve en effet à 16 kilomètres de la comète, elle est aussi à quelques 472 millions de kilomètres de notre planète bleue ! On peut apercevoir sur l’image au premier plan à gauche un des côtés de la sonde, puis un panneau solaire et enfin à l’arrière-plan la comète.
Rosetta est la première sonde à se mettre en orbite autour d’une comète. Mais une autre première mondiale est prévue le 12 novembre prochain : l’atterrissage du module Philae sur le sol de 67P/C-G. Et ce sera en direct au musée de l’Air et de l’Espace. Plus d’infos sur Rosetta. © Photo ESA/Rosetta/Philae/CIVA.

Rosetta : rendez-vous réussi avec la comète 67P Churyumov–Gerasimenko !

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La sonde européenne Rosetta a effectué une première mondiale en réussissant un rendez-vous spatial avec la comète 67P Churyumov–Gerasimenko. Si d’autres comètes avaient déjà été étudiées par le passé grâce à des sondes, il ne s’agissait alors que de survols rapides. Rosetta quant à elle, va rester à proximité de 67P/C-G jusqu’à décembre 2015. Actuellement à 100 kilomètres de la comète (mais à 405 millions de kilomètres de la Terre), la sonde va progressivement se rapprocher de son objectif, commençant à étudier ses caractéristiques, pour finalement se mettre en orbite à environ 30 kilomètres d’altitude. Cette phase d’approche permettra en plus de sélectionner un lieu d’atterrissage pour le module Philae qui doit se poser sur la comète en novembre prochain, une autre grande première !
Les comètes sont des agrégats de glace, de poussières, de neige et de roches dont les scientifiques se demandent si elles n’ont pas été en partie à l’origine de l’eau sur la Terre. C’est pour répondre à cette question et à bien d’autres que Rosetta a été lancée en 2004.
Le musée de l’Air et de l’Espace suit la mission Rosetta. Après la conférence d’Alejandro Blazquez du 21 juin (les rendez-vous astro-espace du musée), et les Nuits des étoiles du 1er et 2 août dernier, rendez-vous au musée le 11 novembre prochain pour l’atterrissage du module Philae sur la comète. © Photo: ESA/Rosetta/MPS for OSIRIS Team MPS/UPD/LAM/IAA/SSO/INTA/UPM/DASP/IDA

Des anneaux sur un astéroïde

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Deux anneaux ont été découverts autour d’un astéroïde nommé Chariklo. Cette découverte a de quoi étonner les astronomes car jusqu’ici, on ne connaissait des anneaux qu’autour des quatre planètes géantes gazeuses (Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune). Ceux de Saturne étant les plus faciles à observer et permettent d’ailleurs de reconnaître facilement la planète. On pensait donc les anneaux réservés aux astres assez grands. Or, Chariklo, qui évolue entre les orbites des géantes gazeuses, ne fait que 250 kilomètres de diamètre environ à comparer aux 60.000 kilomètres de Saturne. Il s’agit donc du plus petit corps connu à posséder des anneaux. Ils pourraient résulter d’un choc entre l’astéroïde et un autre objet du système solaire. Pour en savoir plus, découvrez les astéroïdes et les autres astres du système solaire au planétarium du musée de l’Air et de l’Espace avec la séance : Voyage dans le système solaire. © Photo ESO/L. Calçada/Nick Risinger (skysurvey.org). Illustration en video sur esa.org.

Aller sur la Lune en avion

Avion devant Lune, Ciel et Espace
Il est impossible de se rendre sur la Lune en avion, leurs ailes nécessitant la force de l’air pour voler. Ce n’est pourtant pas ce que semble montrer beaucoup de photographies d’avion de ligne devant notre satellite naturel. La capture de cette furtive rencontre d’un avion passant devant le disque sélène n’est due qu’à l’habileté et à la patience du photographe. Une photo à mi-chemin entre l’air et l’espace, une invitation au voyage vers la Lune, auquel le musée de l’Air et de l’Espace vous a convié à l’occasion de ce mois lunaire qui se clôture aujourd’hui. Merci de nous avoir suivi tous les jours depuis un mois. Voir tous les articles du mois lunaire. © Photo Ciel et Espace | Challenge amateur | Tous les challenges.

Crash sur la Lune


A première vue, on pourrait croire qu’aucune modification ne vient altérer la surface de la Lune. Pourtant, notre satellite naturel étant dépourvu d’atmosphère, les impacts de météores sur sa surface sont plus fréquents qu’il n’y paraît. Certains plus intenses que d’autres sont mêmes visibles depuis la Terre. C’est ce qui a été observé le 11 septembre 2013 par une équipe de l’université d’Huelva (un peu par hasard), et que vous pouvez voir sur la vidéo ci-dessus. Selon leurs estimations, le bolide devait peser 400 kilos, avoir la taille d’un réfrigérateur et arriver avec une vitesse de 60.000 km/h avant l’impact. Résultat : un cratère de 40 mètres de diamètre, et un flash « aussi brillant que l’étoile polaire » visible pendant huit secondes. Sur Terre, un tel objet ne serait pas arrivé jusqu’au sol ; il aurait brûlé dans l’atmosphère…

Eclipse de Soleil, une belle coïncidence


Une éclipse de Soleil, c’est lorsque la Lune nous cache entièrement le disque du Soleil permettant de découvrir ce que l’on appelle la couronne solaire. Ce phénomène vient d’une coïncidence : la différence de distance entre les deux astres correspond à leur différence de taille. Autrement dit, ils font environ la même taille apparente dans le ciel (environ un demi-degré). L’astre de la nuit peut donc cacher entièrement l’astre du jour ! La distance Terre-Lune et Terre-Soleil variant néanmoins légèrement, il existe des éclipses dites annulaires, où subsiste un anneau de Soleil autour de la Lune. Lorsque le Soleil est entièrement caché, on parle d’éclipse totale. Mais la Lune s’éloignant petit à petit de la Terre par effet de marée, ces éclipses totales ne seront « bientôt » plus possibles. Mais, pas d’inquiétude, nous avons encore quelques centaines de millions d’années à pouvoir observer de magnifiques éclipses de Soleil !