Lune bleue, blanche ou rousse ?

Eclipse lune
Lune bleue, Lune blanche ou Lune rousse, notre satellite naturel aime bien changer de couleur. Pourtant, en réalité, c’est très rarement le cas. La Lune bleue, par exemple, est le nom donné dans certains pays lorsqu’une deuxième pleine Lune apparaît dans un même mois, ou si une treizième pleine Lune se forme dans une année civile. Et la Lune rousse ? Il s’agit d’un phénomène dû aux poussières en suspension dans l’atmosphère de la Terre qui « rougissent » la lumière provenant de la Lune, phénomène que l’on retrouve pour le Soleil. Et lors des éclipses de Lune ? C’est la lumière du Soleil qui éclaire l’astre sélène ! A priori, lors d’une éclipse lunaire, la Lune devrait totalement disparaître dans l’ombre de la Terre. Or, une petite partie de la lumière du Soleil est déviée par notre atmosphère jusqu’à la Lune. La lumière prend alors une teinte plus rougeâtre et change la couleur que nous percevons de la Lune. Si nous étions sur la Lune à ce moment-là, nous verrions un anneau rougeâtre dans le ciel, autour d’une Terre toute noire. Plus d’info sur le mois lunaire et les vacances d’hiver au musée. © Photo Luc Viatour.

Marées crustales et océaniques

Marées crustales
Le phénomène des marées est très connu. Pourtant, contrairement à ce que notre expérience nous laisse croire, la croûte terrestre est elle aussi parcourue par des marées. Deux fois par jour en effet, nous montons et descendons d’environ 40 centimètres au rythme de ces marées dites crustales. Le phénomène est bien évidemment invisible, car la déformation se fait à grande échelle. Si le phénomène des marées océaniques est plus sensible, c’est que la déformation des océans est plus importante que celle de la croûte terrestre. Les marées visibles sont donc la différence entre les marées crustales et les marées océaniques. Et il existe même des marées atmosphériquesPour aller plus loin sur le phénomène des marées | Plus d’info sur le mois lunaire et les vacances d’hiver au musée. © Illustration www.imcce.fr.

Quelle heure lunaire est-il ?

Heure lunaire
Les levers et couchers du Soleil dictent notre quotidien, créant un rythme familier à l’être humain. A tel point qu’on imagine difficilement qu’il puisse exister des jours différents. Pourtant, si nous vivions sur la Lune, nous verrions le Soleil dans le ciel pendant un jour lunaire, soit environ quatorze de nos jours terrestres ! Et même chose pour la nuit. Et ceci quelle que soit la période ou l’endroit où nous nous trouverions sur la Lune ! De quoi profiter de magnifiques Soleil de minuit. Même si en réalité, c’est le concept même d’heure qu’il faudrait redéfinir. L’heure lunaire ne serait en effet plus l’heure terrestre. Plus d’info sur le mois lunaire et les vacances d’hiver au musée. © Photo NASA GSFC from greenbelt MD USA.

Record de distance battu pour véhicule lunaire

Lunokhod
Le Rover Opportunity qui se trouve actuellement sur Mars a battu en mai dernier le record de la plus longue distance parcourue par un véhicule américain sur le sol d’un autre astre que la Terre, avec un peu plus de 37 km en neuf ans. Le précédent record était détenu par l’équipage d’Apollo 17 et leur Jeep lunaire en 1971. Mais le record international est toujours détenu depuis 1973 par le Lunokhod 2 soviétique avec 42 km parcourus en un peu moins de 5 mois. Les Lunokhod sont les premiers astromobiles (ou Rover) de l’histoire, c’est-à-dire des véhicules capables de se déplacer sans pilote sur un sol extraterrestre. Vous retrouverez une maquette du Lunokhod 1, la « poussette lunaire » dans le hall de la conquête spatiale | Plus d’info sur le mois lunaire et les vacances d’hiver au musée. © Photo XD.

Un si beau drapeau sur la Lune

Drapeau sur la Lune
L’image du drapeau américain flottant sur la Lune est très célèbre. Mais comment justement pouvait-il flotter alors qu’il n’y a pas d’atmosphère sur la Lune ? Les ingénieurs du programme Apollo avait bien pensé à ce problème-là. Le drapeau est donc muni d’une barre horizontale (voir photo ci-dessus) permettant de déployer le drapeau et de le garder « flottant » dans le vide. Un système que Neil Armstrong et Buzz Aldrin auront d’ailleurs beaucoup de difficulté à déployer ! Ils n’y arriveront d’ailleurs pas entièrement. Voilà pourquoi les photos d’Apollo 11 montrent un drapeau « flottant » artificiellement dans le vide, mais surtout chiffonné ! Plus d’info sur le mois lunaire et les vacances d’hiver au musée. © Photo PD-USGOV-NASA.

Vision de Terre, coucher de Terre et lever de Lune


Nous avons une telle habitude de la vision de la Lune dans notre ciel, qu’il est facile d’imaginer que la Terre serait vu de la même façon dans le ciel sélène. Ce qui est faux ! Il faudrait tout d’abord éviter de vivre sur la face cachée de la Lune (voir La Lune : une face plus si cachée que ça), où nous ne pourrions voir la Terre. Sur la face visible, nous verrions bien des phases de la Terre (voir Croissant de Terre), mais nous observerions aussi tous les continents et mers terrestres défiler devant nos yeux au rythme du mouvement de la Terre sur elle-même. Ceci contrairement à la Lune qui nous présente toujours la même face. Et la planète bleue nous apparaîtrait quatre fois plus grande que la Lune vue depuis la Terre, et quasi-immobile dans le ciel. Il n’y aurait donc pas de coucher de Terre sur la majeure partie de la Lune. Pour voir un lever de Lune, mieux vaudrait être en orbite comme les équipages d’Apollo ou la sonde KAGUYA : en vidéo, lever de Lune pris par la sonde japonaise KAGUYA. Plus d’info sur le mois lunaire et les vacances d’hiver au musée.

Nom et prénom, un sacré Buzz

Buzz Aldrin
Qui accompagnait Neil Armstrong sur la Lune ? Edwin Eugen Aldrin Junior ! Mais pourquoi l’appelle-t’on alors Buzz Aldrin ? Il s’agit à l’origine d’un surnom qui lui vient de son enfance. A l’époque, sa petite sœur n’arrivait pas à prononcer correctement le mot brother (frère en anglais) et l’appelait buzzer, raccourci par la suite en buzz. Ce surnom l’a suivi jusqu’à la Lune, où il s’appelait encore pour l’état civil Edwin Aldrin. Depuis, il a changé officiellement de prénom pour devenir Buzz Aldrin. Un prénom donné depuis à un célèbre personnage de film d’animation. Et savez-vous comment s’appelait la mère d’Aldrin ? Marion Moon (Lune en anglais)… Cela ne s’invente pas ! Plus d’info sur le mois lunaire et les vacances d’hiver au musée © Photo NASA.

Planète rose et planète bleue

Découvrez de nouvelles planètes
La planète bleue, vous connaissez bien sûr ? Et non, il ne s’agit pas dans ce cas-là de notre Terre, mais d’une planète située à 63 années-lumière de nous et dont le satellite Hubble a réussi à déterminer la couleur. Pourtant ce bleu n’est pas de l’eau, mais des gouttes de silicates. Autrement dit des gouttes de roches fondues ! Et après le bleu, le rose bien évidemment. Telle la couleur de GJ504b, une planète géante gazeuse située à 57 années-lumière du Soleil découverte grâce au télescope Subaru. La teinte de ses nuages vire en effet au rose…
Découvrez ces deux objets célestes et bien d’autres informations encore sur les planètes extrasolaires dans la séance Découvrez de nouvelles planètes au planétarium ! © Photo NASA’s Goddard Space Flight Center/S. Wiessinger

Nouvelle exposition CoRoT

Exposition CoRoT
Du 29 juin au 29 décembre, le musée vous propose une nouvelle exposition : « Découvrir de NOUVEAUX MONDES. La mission spatiale CoRoT ». Présentée par le CNES, l’Observatoire de Paris et le CNRS, l’exposition CoRoT nous dévoile, à travers maquette, images, bornes interactives, film et instruments, l’anatomie d’un satellite tel que CoRoT, ses méthodes, la différence étoile / planète, la diversité des systèmes planétaires. Elle nous permet de comprendre l’intérieur des étoiles avec les données recueillies par le satellite, de comprendre la structure des planètes, les interactions étoiles / planètes, le futur de la physique stellaire et de l’exoplanétologie. L’inauguration officielle se déroulera au musée, le samedi 29 juin. Plus d’infos sur l’Exposition CoRoT.
Exposition CoRot partenaires

Planètes extrasolaires, nouvel acte !

Planètes flottantes

Qu’est-ce qu’une planète flottante ? Existe-t-il des planètes de diamant dans l’Univers ? Il y a encore quelques années, la science ne connaissait pas les réponses à ces questions. Mais les découvertes sur les exoplanètes – ces planètes orbitant autour d’autres étoiles que notre Soleil – s’enchaînent. Le planétarium du musée de l’Air et de l’Espace se devait de suivre ces évolutions dans le domaine de l’astrophysique. La séance « Découvrez de nouvelles planètes«  évolue donc pour vous permettre de mieux appréhender ces toutes nouvelles découvertes. Un voyage fascinant à la rencontre de ces nouveaux mondes vous attend ! © Photo NASA/JPL-Caltech.