Vision de Terre, coucher de Terre et lever de Lune


Nous avons une telle habitude de la vision de la Lune dans notre ciel, qu’il est facile d’imaginer que la Terre serait vu de la même façon dans le ciel sélène. Ce qui est faux ! Il faudrait tout d’abord éviter de vivre sur la face cachée de la Lune (voir La Lune : une face plus si cachée que ça), où nous ne pourrions voir la Terre. Sur la face visible, nous verrions bien des phases de la Terre (voir Croissant de Terre), mais nous observerions aussi tous les continents et mers terrestres défiler devant nos yeux au rythme du mouvement de la Terre sur elle-même. Ceci contrairement à la Lune qui nous présente toujours la même face. Et la planète bleue nous apparaîtrait quatre fois plus grande que la Lune vue depuis la Terre, et quasi-immobile dans le ciel. Il n’y aurait donc pas de coucher de Terre sur la majeure partie de la Lune. Pour voir un lever de Lune, mieux vaudrait être en orbite comme les équipages d’Apollo ou la sonde KAGUYA : en vidéo, lever de Lune pris par la sonde japonaise KAGUYA. Plus d’info sur le mois lunaire et les vacances d’hiver au musée.

Nom et prénom, un sacré Buzz

Buzz Aldrin
Qui accompagnait Neil Armstrong sur la Lune ? Edwin Eugen Aldrin Junior ! Mais pourquoi l’appelle-t’on alors Buzz Aldrin ? Il s’agit à l’origine d’un surnom qui lui vient de son enfance. A l’époque, sa petite sœur n’arrivait pas à prononcer correctement le mot brother (frère en anglais) et l’appelait buzzer, raccourci par la suite en buzz. Ce surnom l’a suivi jusqu’à la Lune, où il s’appelait encore pour l’état civil Edwin Aldrin. Depuis, il a changé officiellement de prénom pour devenir Buzz Aldrin. Un prénom donné depuis à un célèbre personnage de film d’animation. Et savez-vous comment s’appelait la mère d’Aldrin ? Marion Moon (Lune en anglais)… Cela ne s’invente pas ! Plus d’info sur le mois lunaire et les vacances d’hiver au musée © Photo NASA.

Croissant de Terre

Phase Terre
Connaissez-vous les croissants de Terre ? Non bien sûr. Pour une raison très simple : nous sommes sur la Terre. Pourtant, si nous vivions sur la Lune, nous pourrions apercevoir dans le ciel des croissants, des quartiers, des pleines Terre ! Les phases étant un effet de jeu de lumière et d’ombre entre un objet rond, la lumière d’une source d’éclairage unique et la position de l’observateur, elles ne sont donc pas réservées à notre satellite ! C’est ce qu’ont pu observer les astronautes américains du programme Apollo, notamment l’équipage d’Apollo 8 qui pu prendre cette magnifique photo de la Terre en phase dite gibbeuse ! Plus d’infos sur le mois Lunaire et les vacances d’hiver au musée © Photo NASA Anders.

Qui est qui, ou comment reconnaître un astronaute sur la Lune ?

Combinaison d'astronaute
Une mission lunaire, c’est un concentré de technologies où des armées d’ingénieurs et de techniciens tentent de prévoir tous les problèmes que pourraient rencontrer les astronautes. Sauf parfois les plus simples ! Les combinaisons lunaires étant rigoureusement identiques avec une visière dorée protégeant le visage, il est parfois très difficile de reconnaître l’astronaute. Sur Apollo 11, c’est Neil Armstrong qui tenait l’appareil photo la majeure partie du temps, c’est donc Buzz Aldrin que l’on voit le plus souvent sur les images. Mais sur la mission suivante, Apollo 12, les deux astronautes prenaient chacun des photos d’où la difficulté de différencier Pete Conrad d’Alan Bean ! Pour éviter ce genre de désagrément sur les missions suivantes, il a été décidé que le commandant porterait des bandes rouges sur les bras et les jambes de sa combinaison.
Vous trouverez une reproduction du scaphandre lunaire d’Eugene Cernan, commandant de la mission Apollo 17 (avec les bandes rouges donc !) dans le hall de la conquête spatiale. Plus d’infos sur le mois Lunaire et les vacances d’hiver au musée. © Photo XD.

La Lune : une face plus si cachée que ça


Le 7 octobre 1959 reste une date importante dans l’histoire de l’humanité. Pour la première fois, la face cachée de notre satellite naturel nous est dévoilée ! La Lune nous présentant en effet toujours la même face, il a donc fallu attendre l’ère spatiale pour apercevoir l’autre côté. Et c’est la sonde soviétique Luna 3 qui réalise cet exploit en transmettant les premiers clichés de cette zone mystérieuse. Elle découvre une face parsemée de cratères où les « mers » lunaires (voir Pas de bain lunaire) sont quasi-absentes. Il faudra attendre 1968 pour que les premiers êtres humains puissent voir directement cette face, avec la mission Apollo 8. Pour nous, simples terriens, il faudra se contenter des superbes photos des missions spatiales ! Vidéo : La face cachée de la Lune par la sonde Grail. Plus d’info sur le mois Lunaire et les vacances d’hiver au musée.

Le marteau et la plume


Vous imaginez une plume tombant à la même vitesse qu’un marteau ? Impossible me direz-vous ! Si cela n’est effectivement pas possible sur la Terre, à cause de la présence de l’air, c’est tout à fait vrai dans le vide ! C’est ce qu’a prouvé David Scott, commandant de la mission Apollo 15, lors d’une retransmission en direct depuis la Lune, astre dépourvu d’atmosphère. Les deux objets lâchés de la même hauteur et au même moment arrivent au sol en même temps… Prouvant ainsi la prévision théorique de Galilée 400 ans auparavant ! Plus d’info sur le mois Lunaire et les vacances d’hiver au musée.

Pas de bain lunaire

La Lune depuis la Terre
Le 21 juillet 1969, Apollo 11 se pose sur la mer de la Tranquillité. Pourtant, pas besoin de flotteur sur le vaisseau. Et les astronautes n’ont emporté aucun maillot de bain ! En effet, ces mers ne sont pas constituées d’eau, mais de basalte. Mais, vues depuis la Terre, ces immenses étendues apparaissent sombres et ont été identifiées jadis comme des mers. Depuis, le nom est resté. Voilà pourquoi on trouve sur la Lune, la mer de la Fécondité, l’océan des Tempêtes ou encore la mer de la Sérénité. Et ce sont ces zones sombres qui donnent à la Lune vue depuis la Terre cet aspect si particulier. Plus d’info sur le mois Lunaire et les vacances d’hiver au musée © Photo NASA GSFC Arizona State University.

La Lune à l’envers

La Lune

Premier quartier vu depuis l’hémisphère nord

Vous connaissez peut-être ces moyens mnémotechniques pour différencier le premier du dernier quartier : Lune menteuse, ajouter une barre à la Lune pour dessiner un p ou un d. Mais attention, ceux-ci ne sont valables que dans l’hémisphère nord.  En effet, si vous vivez dans l’hémisphère sud, l’impression serait inverse. Notre premier quartier serait un dernier et vice-versa. Attention néanmoins, la Lune montre la même phase à la Terre entière à une date donnée. Dans l’hémisphère nord, nous voyons tout simplement la Lune « à l’envers » par rapport à l’autre hémisphère. Et à l’équateur me demanderez-vous ? La Lune paraît couchée ! Plus d’info sur le mois Lunaire et les vacances d’hiver au musée © Photo NASA GSFC from greenbelt MD USA.

Nouvelle exposition CoRoT

Exposition CoRoT
Du 29 juin au 29 décembre, le musée vous propose une nouvelle exposition : « Découvrir de NOUVEAUX MONDES. La mission spatiale CoRoT ». Présentée par le CNES, l’Observatoire de Paris et le CNRS, l’exposition CoRoT nous dévoile, à travers maquette, images, bornes interactives, film et instruments, l’anatomie d’un satellite tel que CoRoT, ses méthodes, la différence étoile / planète, la diversité des systèmes planétaires. Elle nous permet de comprendre l’intérieur des étoiles avec les données recueillies par le satellite, de comprendre la structure des planètes, les interactions étoiles / planètes, le futur de la physique stellaire et de l’exoplanétologie. L’inauguration officielle se déroulera au musée, le samedi 29 juin. Plus d’infos sur l’Exposition CoRoT.
Exposition CoRot partenaires

Prix spécial des Partenaires pour l’équipe Azim’UTBM

Défi Aérospatial Etudiant
Le mardi 4 juin 2013 a eu lieu au musée la 6e journée suborbitale du Défi Aérospatial Etudiant. Il s’agissait pour des étudiants de présenter leurs travaux autour d’un projet de véhicule suborbital habité. Cette année, le prix spécial des partenaires a été remis par le général Vitry, directeur-adjoint du musée, et par Philippe Coué, président de l’Astronaute Club Européen, à l’équipe Azim’UTBM de l’université de technologie de Belfort-Montbéliard. Ce prix récompense leur travail sur un projet d’avion porteur pour le véhicule suborbital. Une maquette du projet sera exposée dans le hall de l’espace durant le salon du Bourget. Ce défi est organisé par Dassault, EADS, l’ESA, le GIFAS, Safran, Thalès et le musée de l’Air et de l’Espace sous l’égide de l’Astronaute Club Européen.
Plus d’infos : Défi Aérospatial Etudiant | Azim’UTBM sur facebook | Le défi en vidéo
© Photo Eric Naud-ACE.